Paris 4 confirme son engagement de ne pas déposer de maquettes de master enseignement
contre la remontee des maquettes, ci-dessous la motion (votee par 18 sur
22, les 4 membres exterieurs se sont abstenus!)
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Le Conseil d'administration de l'Université Paris-Sorbonne, prenant acte
du communiqué de presse ministériel du 15 janvier 2009 intitulé « la
nouvelle formation des maîtres », tient à réaffirmer la position qu'il a
exprimée par ses motions des 10 octobre, 24 octobre et 12 décembre 2008.
Ce texte ne saurait nullement apaiser les inquiétudes qui se sont
manifestées au sein de la communauté universitaire depuis l'automne à
propos d'une réforme de la formation des maîtres qui remet en cause le
principe des stages en alternance, qui impose un calendrier intenable pour
les épreuves des nouveaux concours de recrutement des PE et PLC, et qui
n'a pas encore défini à cette date les contenus précis de ces
épreuves.
Le Conseil d'administration de l'Université Paris-Sorbonne s'étonne
d'abord que « le volume et la nature des stages indispensables à une
véritable formation professionnelle » ne soient précisés que le 15
janvier, s'agissant d'offres de formation à remettre pour le 15 février.
Il juge irréalistes les chiffres annoncés pour le nombre des stages
offerts aux étudiants (50000 en observation et pratique accompagnée et
40000 en responsabilité).
Il déplore le montant dérisoire des bourses offertes, en 2e année de
master, à un très petit nombre d'étudiants, bourses censées se substituer
au salaire préalablement dévolu aux stagiaires (200 euros mensuels au lieu
de 1310 euros net).
Il considère enfin que les 9000 postes d'assistants d'éducation proposés
aux étudiants, payés au SMIC horaire sur 35 heures, ne pourront donner
lieu à des rémunérations décentes puisque les étudiants ne pourront
exercer ces fonctions qu'à temps partiel.
C'est pourquoi il réaffirme son refus de rendre les maquettes de masters
correspondant aux nouveaux concours dans des délais qu'il est impossible
de respecter, et réitère sa demande d'un moratoire d'un an, nécessaire
pour que s'engagent enfin la concertation et la réflexion qui s'imposent
sur les besoins et les contenus de la formation pédagogique et
scientifique, et sur la mission sociale des enseignants (écoles, collèges
et lycées).