L'UFR de sciences humaines et sociales de Marne-la-Vallée en grève
Les enseignants et enseignants chercheurs de l'UFR de Sciences Humaines et
Sociales de l'Université Paris Est Marne la Vallée réunis en assemblée
générale le 30 janvier 2009 expriment leurs très vives inquiétudes devant
les réformes en cours d'élaboration au sein des ministères de l'Education
Nationale et de l'Enseignement Supérieur qui mettent en cause le
fonctionnement de l'université française et engagent son avenir.
Ils s'opposent, en particulier, à la réforme du statut des enseignants
chercheurs. Cette réforme ne répond pas aux demandes des enseignants
chercheurs pour que soient pris en compte l'ensemble et la diversité de
leurs tâches (pédagogiques, d'enseignement, de recherche, administratives).
Outre qu'elle assimile l'enseignement à une sanction, alors qu'il s'agit de
l'une des missions premières de l'université, cette réforme risque d'attiser
la concurrence entre collègues, de soumettre la définition des services et
la gestion des carrières à l'arbitraire local du président d'université et
du Conseil d'Administration, et de porter atteinte au caractère national du
statut des enseignants chercheurs.
En conséquence, les enseignants chercheurs de l'UFR réunis en ce jour en
assemblée générale demandent le retrait du projet actuel de modification du
décret n°84-431 du 6 juin 1984 sur les statuts des enseignants-chercheurs.
Ils demandent l'ouverture d'un débat national sur le statut des
enseignants-chercheurs.
Pour ces raisons :
Ils se prononcent en faveur de la rétention des notes du premier semestre.
Ils se joignent au mouvement de grève à partir du 2 février appelé par la
coordination nationale des universités réunie le 22 janvier 2009.
Université Paris Est Marne-la-Vallée - U.F.R. de Sciences Humaines et
Sociales
Les enseignants, enseignants chercheurs et personnels administratifs de l'U.F.R.
de sciences humaines et sociales de l'université Paris Est Marne-la-Vallée
réunis en assemblée générale le 30 janvier 2009 expriment leurs très vives
inquiétudes devant la réforme en cours de la formation et du recrutement des
enseignants du primaire et du secondaire qui met en cause le fonctionnement
de l'université française et la qualité de l'enseignement dans notre pays.
C'est pourquoi, très attachés à la défense des concours nationaux, ils s'opposent
à cette réforme dite de « masterisation des concours d'enseignement ».
Celle-ci, menée sans réelle concertation et en toute précipitation, fait
courir de graves dangers à la formation des futurs enseignants : par la
suppression de l'année rémunérée de stage qui accroît la sélection sociale
des futurs enseignants, par la dégradation du contenu des enseignements liée
notamment au caractère hétéroclite voire difficilement compatible des
objectifs de ces masters (préparation au concours, formation pédagogique,
recherche et participation à des stages divers), par l'absence d'information
sur le devenir professionnel des étudiants ayant échoué aux concours et par
leur éventuelle utilisation comme enseignants « d'appoint » au statut
précaire.
En conséquence, ils décident de ne transmettre aucune maquette relative à la
masterisation de la formation des enseignants du primaire et du secondaire à
la présidence de l'université et au ministère de l'Education nationale. Et
ils demandent l'ouverture d'un véritable débat national sur le projet de «
masterisation des concours ».