Déclaration de Mme la Présidente du 1er juillet 2009

Publié le par Présidence Paris 3


Pourquoi cette réunion? Il m'a semblé important, au terme de cette première année, d'en dresser le bilan, de tracer des perspectives, et de permettre une discussion directe et ouverte entre l'équipe de direction et l'ensemble des personnels de l'université. C'est indispensable surtout dans la période très troublée que nous vivons.
Ce mois de juin a été particulièrement chargé pour les UFR puisque les circonstances nous ont conduits à mener de front l'organisation des examens et la tenue des jurys, la préparation de la rentrée avec l'introduction des nouvelles maquettes du quadriennal dans Apogée, les inscriptions selon des nouvelles modalités, particulièrement en L1.
Je sais que les équipes des UFR et des services centraux ont fourni un effort considérable. Et les résultats sont au rendez-vous : les chiffres d'Admission Post Bac (système d'affectation des étudiants qui remplace Ravel) sont très encourageants, et montrent une augmentation globale des demandes d'inscription dans nos filières.
Malgré toutes les inquiétudes que nous pouvions avoir il y a à peine six semaines, nous sommes parvenus, tous ensemble, enseignants et BIATOSS, à éviter à nos étudiants la catastrophe qu'aurait constitué soit l'absence d'évaluation de leur 2e semestre (et donc de leur année d'études), soit une "neutralisation"; qui n'aurait neutralisé que la valeur de leur diplôme.
Dans un temps record, vous avez rendu possible ce que le Conseil d'administration du 6 mai avait décidé : la mise à disposition des étudiants de programmes adaptés sous des formes inédites, et le déroulement, lors de la dernière semaine de mai, des épreuves spécifiques regroupant tous les étudiants (pour ne pas risquer de pénaliser ceux d'entre eux qui avaient participé au mouvement). Des signes convergents nous font penser qu'ils ont été nombreux (peut-être plus que lors d'une année "normale" !) à répondre à l'appel.
Parallèlement vous avez veillé à ce que les résultats du premier semestre puissent être complétés.
Grévistes ou non grévistes, favorables au mouvement et/ou sceptiques sur certaines de ses formes, nous nous sommes retrouvés pour mener à bien notre mission.
Et nous y sommes, vous y êtes parvenus : aujourd'hui, la quasi-totalité des jurys a pu délibérer sur les résultats de la Ire session. La deuxième session est bien entamée, et sera achevée en septembre. Bien sûr avec du retard sur ce qui était prévu. Bien sûr avec un gros travail pour la préparation de la rentrée. Laquelle n'est pas, évidemment, une rentrée ordinaire, mais la première de notre nouvelle architecture de formations.
Quand je vois ce qui a été fait, je pense que nous tiendrons ce pari également ; laissez-moi vous dire ma gratitude et ma fierté d'être à la tête de telles équipes.
Au coeur de ce mouvement se trouvaient deux enjeux majeurs : la réforme du statut des enseignants-chercheurs et "mastérisation" des concours d'enseignement. Comme vous le savez, le décret sur le statut des enseignants chercheurs a été publié, mais sur la mastérisation, des évolutions sont encore possibles.
En tout état de cause, comme je m'y suis engagée, vous pouvez compter sur la plus grande vigilance de l'équipe et des conseils dans ce contexte. Tout sera fait pour limiter au maximum les effets néfastes de ces réformes. J'y reviendrai dans un instant.
C'est d'ailleurs ce que nous avons fait depuis un an : le CA a délibéré en se fondant sur les avis et les propositions des conseils et des commissions, qui ont été très actifs cette année.
Un exemple, très important : les comités de sélection. L'élaboration collective de la réforme a été pilotée par la commission des structures, et nous avons adopté un dispositif garantissant la légitimité scientifique de cette nouvelle institution. Le CA a auditionné les présidents des Comités de Sélection, et a suivi les avis desdits comités. Ce dispositif est évidemment perfectible, e'est pourquoi il va faire l'objet d'une évaluation. Voilà un exemple de ce que nous pouvons faire pour nous saisir des évolutions en cours et les maîtriser, et pour garantir le respect de la collégialité.
Je présenterai ici les grands chantiers en cours, dont nous commençons à voir les résultats.
*La réforme des structures, services centraux comme UFR, est lancée (elle doit aboutir en 2010-2011). Son but est de remédier à la situation paradoxale de notre université, qui conjugue hypercentralisation et éclatement des responsabilités. Il s'agit clone d'améliorer non seulement l'efficacité de notre fonctionnement, mais, et surtout, les conditions de travail de tous, enseignants, BIATOSS, étudiants.
- En ce qui concerne les services centraux, nous allons vers la création de nouvelles directions (DSI, c'est-à-dire direction des systèmes d'information, direction du patrimoine, direction financière séparée de l'agence comptable). Par ailleurs, nous procédons au renforcement des structures, en particulier de la direction des ressources humaines (enjeu important sur lequel je reviendrai).
- La réorganisation des UFR est pilotée par les Vice- présidents du Conseil d'Administration et du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire ainsi que par le Secrétaire Général. L'idée est de créer quelques grandes UFR qui soient des centres de responsabilité plus efficaces, et où tout le monde travaille mieux. Du point de vue de l'organisation administrative, un certain nombre de dossiers n'auront plus besoin de remonter à l'échelon central et seront mieux traités dans une organisation du travail rénovée.
Les équipes pédagogiques, dont l'autonomie sera maintenue, pourront, à l'intérieur de ces structures plus solides, mieux exercer leurs tâches fondamentales.
Les étudiants auront un point d'accueil unique et simplifié, et leur suivi sera meilleur. Deux points peuvent susciter l'inquiétude, je tiens à les dissiper :
-    il n'y aura aucune suppression de poste. Au contraire le redéploiement de la scolarité centrale permettra un meilleur encadrement au sein des nouvelles UFR. Je souligne que toute mobilité interne sera fondée sur le volontariat grâce à un système de bourse aux emplois.
-    les règles de fonctionnement de ces nouvelles UFR garantiront la représentation et la participation égale à la décision de toutes les composantes pédagogiques. La commission des structures se saisira prochainement de cette question.
La rentrée sera l'occasion de passer à une nouvelle étape après les rencontres avec chaque composante, il s'agit maintenant de passer à une phase plus collective (par groupes) de réflexion sur des scénarios d'organisation.
*La relance de la politique des personnels.
Plusieurs mesures ont été mises en place avec déjà quelques résultats :
- renforcement de la DRH, nomination d'une Vice-présidente chargée de la Politique des Personnels, qui a relancé le dialogue social ;
- réduction de la précarité (12 contractuels titularisés sans concours cette année) ;
- effort de formation et soutien aux carrières (premier résultat tangible : nombre important de promus pour cette année);
-  refonte de la politique indemnitaire en cours (un groupe de travail émanant du CTP se réunit actuellement à ce sujet).
*Le renforcement de la politique de communication pour mettre en place de nouveaux supports. Une nouvelle charte graphique est à l'étude. L'amélioration continue du site web se poursuivra dans un sens plus "participatif', ce qui est un enjeu fondamental de notre politique de communication. Ainsi, nous formons actuellement un réseau de contributeurs du site au sein de l'université, qui animeront et feront vivre cet outil essentiel.
*Formations.
Notons un élément très positif pour commencer. Malgré une évaluation, au départ en demi-teinte de l'AERES (Agence d'évaluation de la Recherche et de l'Enseignement supérieur), tous nos diplômes ont été habilités, en particulier grâce à la qualité du travail de réponse réalisé par les équipes pédagogiques et qui a d'ailleurs été saluée par l'AERES.
Dans ce cadre, un processus d'évaluation, et de maîtrise des heures complémentaires est en cours. Un premier rapport sera examiné au CA du 10 juillet. Mais je l'ai déjà dit et je le répète, ce n'est pas une mesure strictement comptable. Ce qui se joue, c'est notre capacité à maîtriser notre propre politique de formation, à ouvrir nos diplômes dans de bonnes conditions, à consolider notre excellence et à garantir l'équilibre entre nos points forts traditionnels et nos secteurs émergents.
Cela passe aussi par une politique rationnelle et planifiée de recrutement des enseignants chercheurs : nous avons commencé au sein de la Commission des Personnels Enseignants à nous doter de critères d'aide à la décision sur ce point... ce qui est particulièrement important alors que, je le rappelle, 54% des EC partiront à la retraite d'ici 2012.
*Recherche.
Nous avons poursuivi la restructuration de notre potentiel (EA et ED), et sa valorisation, en particulier internationale. Je rappelle à ce sujet que les évaluations de l'AERES ont été très positives en termes de recherche (10% de plus que la moyenne nationale d'enseignants-chercheurs notés A+), et que le rapport d'évaluation a aussi rappelé la grande renommée internationale de notre université. Tout cela est à entretenir et sera poursuivi dans les années qui viennent.
*Les bibliothèques.
Beaucoup de choses sont faites là aussi. Je mentionnerai ici seulement l'ouverture de Sainte-Barbe, grande réalisation de notre université, et dont la réussite tient à la mobilisation d'équipes particulièrement motivées.
Mais, plus généralement, le bon fonctionnement et l'intégration harmonieuse des bibliothèques rattachées dans notre université est un objectif prioritaire.
Je terminerai avec les domaines les plus complexes, qui suscitent donc le plus d'interrogations : la stratégie immobilière d'une part, la place de notre université dans le paysage universitaire parisien, au sein d'un PRES (pôle de recherche et d'enseignement supérieur) d'autre part.
*La question des locaux.
La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a demandé à l'établissement public d'aménagement de Jussieu de prendre en charge le désamiantage du centre Censier. Le décret élargissant les compétences de l'établissement public d'aménagement du campus Jussieu est à la signature. Sans attendre la parution du décret, ce qui nous aurait fait perdre 6 mois ou un an, l'EPA Jussieu, conscient du retard pris par notre dossier a commencé à travailler avec notre équipe

Reste la recherche de locaux tampons. C'est un dossier difficile, où il faut rester très prudent. Nous sommes mobilisés actuellement sur un scénario qui déplacerait les enseignements et le SCD pendant la durée des travaux de désamiantage et de reconstruction de Censier, dans le Ilème arrondissement à proximité de la Bastille, quartier très bien desservi par les transports en commun, proche du Quartier Latin, facilement accessible de la banlieue.
Ce n'est pas encore gagné : il y a de la concurrence, le processus de décision de l'Etat est lent et incertain. Mais nous avons des soutiens et nous nous battons chaque jour pour faire aboutir ce dossier. En tout état de cause, la localisation dans Paris intra couros reste pour nous un préalable à toute négociation. J'ai eu hier soir un entretien avec le directeur de cabinet de Valérie Pécresse qui m'a assurée de l'engagement de l'Etat dans ce processus et qu'un arbitrage serait rendu dans les prochains jours.
Dès qu'une hypothèse définitive aura reçu le feu vert du ministère nous étudierons très précisément la programmation des locaux tampons. Le déménagement souhaité devrait avoir lieu à l'été 2011, mais en fonction des travaux nécessaires pour les locaux tampons, l'été 2012 est possible aussi. Nous pourrons par la suite nous réinstaller dans un nouveau Censier rénové et conserver une partie des locaux tampons comme extension nécessaire.
*La question du PRES.
Ce qui a marqué cette année a été un changement, discuté au sein du CA, et par les directeurs de composante, de stratégie d'alliance. Pourquoi ? Il faut bien le dire, cela part d'une déception : celle de Paris Universitas. Certes, des choses ont été faites (doubles cursus exigeants avec Paris 6), mais nos partenaires n'ont pas été à la hauteur de la coopération (cf. l'échec de l'implantation sur Jussieu). Mais ce choix n'a pas que des raisons négatives, loin de là. Les contacts pris avec Paris Diderot (Paris 7), puis avec Paris Descartes (Paris 5) ont révélé une vraie ouverture pluridisciplinaire et des partenaires motivés. Donc, il nous semble que c'est la meilleure stratégie que d'intégrer le PRES Université Paris Cité, incluant dans cette configuration, outre notre université, Paris 5, Paris 7, Sciences Po, PINALCO, l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, et peut-être Paris 1. Par ailleurs, je le souligne, cela envoie un signal politique fort notre université retrouve sa capacité de choix et de définition de son propre destin.
Tout cela est en cours, le bilan n'est que partiel et provisoire, mais notre attitude porte ses fruits. Je pense pouvoir dire que l'image de notre université s'est améliorée, et que tout le monde reconnaît que nous avons retrouvé notre capacité de choix et d'affirmation de nos priorités. De fait, cela a été reconnu par notre tutelle : lors du dernier entretien que j'ai eu avec Patrick Hetzel, Directeur Général de l'Enseignement Supérieur et de l'Insertion Professionnelle, cela m'a été clairement dit. Nous sommes perçus comme une université qui s'est ressaisie, une université dynamique, où les équipes sont solidaires. Cette perception positive a d'ailleurs une traduction financière qui indique le capital de confiance que nous avons acquis. La dotation financière que le ministère vient de nous accorder au titre du contrat est en hausse de 25% par rapport au précédent contrat.
Quelles sont les perspectives ?
Elles sont de deux ordres : un changement qui arrive et qui nous est imposé (le passage aux RCE, Responsabilités et Compétences Elargies), d'autres chantiers fondamentaux propres à notre université, qui s'ajoutent à ceux déjà en cours.

*Le passage aux RCE.
Qu'est ce que cela veut dire ? Nous allons devoir gérer nous-mêmes un certain nombre de domaines et d'opérations. Cela comporte des dangers, mais nous pouvons les maîtriser si nous sommes mobilisés et vigilants.
En quoi cela consiste-t-il ? Pour faire bref, 3 domaines essentiels sont concernés :
-    la gestion des ressources humaines : modulation des services (pou• les EC), attribution des primes (prime d'excellence scientifique), possibilité de recrutement de contractuels - la gestion financière : le point essentiel est la gestion de la masse salariale (passage d'un budget de 22 M€ à plus de 80 MC).
-    la gestion immobilière : possibilité de transfert du patrimoine immobilier à l'université (dévolution). Mais nous ne prévoyons pas de la demander.
Quels sont les problèmes ? Ils sont techniques et politiques.
Techniques : il faut être prêt et PIGAENR, Inspection Générale de l'Administration, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, réalisera des audits un an avant pour vérifier ; ce qui signifie avoir les ressources humaines et les outils de pilotage, pour pouvoir gérer la masse salariale et le budget. La mise en place de la Direction des Systèmes d'Information est cruciale dans cette perspective.
Politiques le passage au RCE comporte un certain nombre de dangers et suscite des inquiétudes légitimes. S'il n'est pas possible de le refuser (c'est une obligation légale), nous travaillerons en revanche à mettre en place des gardes fous, sur la modulation des services, sur le recrutement des contractuels notamment, pour défendre les statuts des personnels de notre université, tant BIATOSS qu'enseignants-chercheurs. Les conseils, en particulier le CTP (Comité Technique Paritaire) et le CA, se pencheront sur ces différents problèmes à la rentrée, et feront le maximum, dans le cadre légal.
Reste la question du calendrier : nous avons proposé 2011 dans le contrat. Pourquoi ? L'horizon de 2010 nous est apparu prématuré : la précipitation serait la pire des choses en la matière. Inversement, 2012 présente de nombreux inconvénients : sans changer quoi que ce soit au fond, cela risquerait de nous mettre en danger. Mon intime conviction est que nous n'avons pas intérêt, dans le contexte actuel, à apparaître parmi les derniers.
Donc 2011 nous semble la date la plus appropriée, et elle sera soumise à discussion en même temps que l'ensemble du contrat lors du prochain CA. Mais je souligne que pour le moment nous nous ne prononçons sur la date à laquelle nous demandons les audits, la décision finale de passage au RCE sera prise ensuite.
Quelle que soit la date qui sera retenue, la mobilisation de tous est indispensable à chacune des étapes suivantes et doit être structurée autour d'un comité de projet. Une ou des aides extérieures ponctuelles sont à prévoir pour soulager les forces internes qui sont aussi sollicitées sur les autres chantiers de transformation.
Cela va être difficile. Mais la meilleure façon, comme nous le disons depuis le début, de ne pas subir les évolutions, est de les anticiper et de s'en saisir. Nous devons poursuivre notre travail sur les différents chantiers que j'ai évoqués précédemment, et en approfondir d'autres. J'en citerai ici deux :

*Le chantier des nouvelles technologies.
Ces douze derniers mois nous avons pu évoluer de façon conséquente dans les domaines de l'informatique et du numérique. La mise en place du nouveau site Internet et du portail numérique permet déjà une meilleure visibilité de nos structures administratives, une meilleure lisibilité de notre offre de formation et une meilleure mise en valeur de nos activités scientifiques.
Nous avons désormais les dernières versions d'Apogée et d'Harpège, ainsi qu'un annuaire électronique des personnels. Les étudiants disposent d'une adresse de messagerie Sorbonne Nouvelle à vie et nous, les personnels, auront avant cet été une nouvelle messagerie permettant une meilleure gestion des spwns.
Cependant, nos attentes en tant qu'usagers de l'informatique demeurent grandes. L'environnement numérique de travail, dont la première version sera en place avant la fin de l'année civile, nous permettra de retrouver nos outils de travail quel que soit notre lieu de connexion.
Au-delà, il est indispensable que chacun comprenne l'enjeu fondamental, pour nos activités pédagogiques et scientifiques, des nouvelles technologies. Il s'agit bien de changer en profondeur notre manière d'enseigner et d'apprendre. Nous avons d'ailleurs inscrit comme l'un de nos engagements contractuels le taux d'enseignements mis en ligne.
*L'insertion professionnelle. Ce dossier est crucial surtout pour une université comme la nôtre, tournée vers les humanités, et d'abord pour nos étudiants. Le Bureau d'Aide à l'Insertion Professionnelle permettra des enquêtes de débouchés, la création d'associations d'anciens et l'accompagnement de nos étudiants. Mais il y a derrière un enjeu fondamental, qui est à la base de notre projet : il nous appartient de construire un discours offensif sur la place des sciences humaines dans la sphère professionnelle et plus largement dans la société. La Sorbonne Nouvelle doit être à la pointe de ce discours.
Au fond, l'horizon du projet est bien celui-ci : faire de notre université la grande université de l'innovation et de la création. Les 40 ans de la Sorbonne Nouvelle, que nous célébrerons de multiples façons, seront l'occasion de montrer à l'extérieur la créativité à l'oeuvre dans notre université.
Les commentaires délétères diffusés par certains médias sur l'inutilité des humanités fait partie de ce « sens commun » qu'il nous faut déjouer. Ce discours consensuel qui vise à dévaloriser l'étude des humanités est un leurre mais encore faut-il que nous donnions des preuves de la force de notre conviction.
Je dois dire qu'au poste de vigie où je me trouve placée, j'ai une idée beaucoup plus précise de la richesse de notre institution, mais il faudrait que cette richesse soit mieux diffusée et plus partagée,
Au ternie de cette première année, je suis sûre d'une chose : de l'importance de redonner à chacun le goût de mettre en valeur son institution. Placer l'excellence personnelle, l'excellence des composantes dans le creuset d'une expérience collective et recréer la fierté d'un sentiment d'appartenance.


Marie-Christine Lemardeley
Présidente de l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3.

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Publié dans Actualités Paris 3

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