Motion de l'UFR d'études italiennes et roumaines sur le projet de réorganisation des UFR

Publié le par UFR d'études italiennes et roumaines

Motion du conseil de gestion de l’UFR d’Etudes italiennes et roumaines

 

En cette année de commémoration de la création de la Sorbonne Nouvelle, le conseil de gestion de l’UFR d’Etudes italiennes et roumaines – qui contribua à la naissance de cette institution – rappelle que les quatorze composantes de notre université ont été patiemment et judicieusement pensées et créées au fil de ces quarante années. Favorable à des changements nécessaires, elle exprime toutefois son inquiétude face au schéma, proposé par l’équipe présidentielle, de trois grandes UFR.

Le gigantisme, qui risque d’être instauré par ce projet de regroupement, entraînerait de grosses difficultés dans la gestion administrative et pédagogique de ces divers pôles et une mobilité des personnels Biatoss, susceptibles d’accroître le stress et le sentiment de souffrance au travail, déjà perceptibles : il irait même à l’encontre des illusoires économies d’échelle qui inspirent le projet. Par ailleurs, ce type de schéma transdisciplinaire, voire non-disciplinaire, enlèverait à notre Université une bonne part de ce qui fait son originalité – et que nombre d'autres Universités nous envient ––, sans améliorer l'indispensable circulation entre nos différentes spécialités, à laquelle nous avons montré notre attachement.

Le conseil de l’UFR d’Etudes italiennes et roumaines réaffirme son attachement au lien indispensable enseignement-recherche et s’inquiète de l’instauration d’entités, présentées dans le schéma, comme uniquement pédagogiques, la recherche étant dévolue aux seuls Centres de recherche et Ecoles doctorales. Cette dichotomie, qui risque de remettre indirectement en cause le statut même des enseignants chercheurs ainsi que leurs missions, en particulier à l'étape des Master recherche, est inacceptable.

Le conseil de l’UFR d’Etudes italiennes et roumaines approuve la lettre concernant la réorganisation des composantes rédigée le 3 novembre par l’UFR du Monde Anglophone et demande elle aussi un moratoire d’au moins un an pour que tous les acteurs de notre établissement puissent disposer du temps et des moyens nécessaires en vue d’une véritable concertation, afin d’envisager une solution qui valorise les spécificités et les atouts de Paris 3, en les affirmant au lieu de les estomper dans un schéma simplificateur.

L’objectif de nous tous, enseignants-chercheurs, Biatoss et étudiants, n’est-il pas de « réinventer la Sorbonne Nouvelle » dans un climat de consensus efficace et serein ?

 

 

 

Pour le Conseil de gestion

La direction de l’UFR EIR

9 novembre 2009

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Publié dans Actualités Paris 3

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